IDEAUX

Pour une Intégration des politiques de Développement, de l’Eau, d’Aménagement et d’Urbanisme en faveur des milieux aquatiques
catch me, patch me!

 

Christine Simoens – SOGREAH

Les fonds vallées sont anciennement et de plus en plus densément urbanisés tant en France que dans le Québec habité. La question de la régression des espaces ruraux, « naturels » et agricoles, au profit des espaces imperméabilisés y recouvre de multiples enjeux pour l’eau et les milieux aquatiques (eutrophisation des plans d’eau, colonisation des milieux par des espèces envahissantes, mise en péril des espèces indigènes, réduction des zones humides, vulnérabilité accrue face aux risques d’inondations, etc.).
En d’autres termes, la multiplication des lotissements, des zones commerciales, industrielles et artisanales ainsi que des infrastructures de transport et de tourisme reconfigure le cadre de vie rural, au risque de lui retirer ses principaux attraits. Dans les vallées les plus grandes, l’interpénétration des territoires caractérise l’évolution contemporaine des paysages et pose d’innombrables problèmes aux gestionnaires de l’eau, que le changement climatique accentue.
Les pouvoirs publics français et québécois sont conscients des limites des instruments de planification destinés à maîtriser l’étalement urbain. Les organismes publics ou associatifs chargés des politiques territoriales de l’eau s’interrogent quant à eux sur leur portée : influent-ils en effet sur l’évolution des modes d’utilisation des sols à l’échelle des bassins versants ? En quoi, du reste, les politiques d’aménagement du territoire s’articulent-elles avec les politiques de l’eau ? Quelles sont les conditions requises au « décloisonnement » de politiques si fréquemment discordantes, dans un contexte de renforcement des pouvoirs locaux, de concurrence territoriale accrue, de mondialisation, et, en corollaire, d’interrogations sur le rôle de l’État en matière de gestion des ressources naturelles ?
Ces questions occupent une place centrale dans le projet de recherche IDEAUX (pour une Intégration des politiques de Développement, de l’Eau, d’Aménagement et d’Urbanisme en faveur des milieuX aquatiques). Ce projet franco-québécois est centré sur les axes « gouvernance des territoires » et « système eau-territoire ». Il repose sur un partenariat entre, d’une part, un bureau d’études privé (Sogreah, coordinateur) et plusieurs organismes parapublics et publics français et québécois (MTE CNRS, COMGA, UQAM). Il s’inscrit dans le cadre de l’appel à propositions « Eaux & Territoires » (2008) lancé conjointement par le ministère français chargé de l’écologie et le ministère des Ressources Naturelles et de la Faune du Québec.

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Le projet IDEAUX a été élaboré sur la base d’un diagnostic partagé et la recherche d’enjeux « passerelles » articulés autour de la gouvernance de l’eau et des territoires : les maîtres d’ouvrages locaux français (Bourbre, basse vallée de l’Ain…) et les organisations québécoises de bassins relèvent que les principales limites des politiques territoriales de l’eau résident paradoxalement dans le fait qu’elles se cantonnent à la rivière et ses abords. C’est pourquoi IDEAUX a pour principale « entrée » l’examen critique de l’évolution récente du paradigme aménagiste en France et au Québec. Le dispositif méthodologique du programme IDEAUX est centré sur l’approche comparatiste des processus propres aux politiques d’aménagement.
Notre équipe teste des hypothèses relatives au renouvellement des modes de concertation locale, à l’implication des agents économiques (aménageurs publics et privés) dans la conception des outils de gestion de l’eau et aux dispositifs contractuels ou réglementaires susceptibles de favoriser l’ingénierie environnementale. L’équipe pluridisciplinaire est coordonnée par la Sogreah ; le COMGA au Québec (G.Vecco) et la Sogreah en France (C.Simoens) pilotent les travaux de recherche. La direction scientifique du programme revient à A.Brun en coordination avec C.Prévil (UQAM-GEIGER) et avec S.Ghiotti (MTE CNRS-UNIVERSITE MONTPELLIER III).

 

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