O-DURAB

Gestion durable de l’eau et enjeux territoriaux liés à la fermeture de captages d’eau potable
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OBJECTIF ET DÉMARCHE

Le projet s’intéresse à la durabilité de la gestion de l’eau dans le cadre de la fermeture de captages d’eau brute destinée à la consommation humaine. Il vise à définir la dimension territoriale et sociale liée à l’utilisation et la gestion de l’eau potable, en prenant en compte le temps long des transformations environnementales et le temps court des besoins socio-économiques. A partir de « sites sensibles », il s’agit de comprendre comment les territoires réagissent, à quels rythmes, selon quelles logiques, selon quelles (ré)organisations ? Les hypothèses reposent sur l’idée que les représentations des gestionnaires et des usagers engendrent des connaissances pertinentes et des points de vue élargis sur la construction des territoires. La mise en évidence d’éventuelles divergences de représentations selon les acteurs impliqués permettra de comprendre les différents modes d’approches et de gestion de la ressource en eau ainsi que les tensions qui peuvent y être liées.

LES PARTENAIRES

Ce projet est interdisciplinaire (hydrologie, géographie-aménagement, psychologie sociale et environnementale, sciences politiques, économie) et inter-institutionnel (Université de Bretagne Occidentale, Université de Haute Bretagne – Rennes 2, Université Rennes 1). En outre, il associe des partenaires du « terrain » tels que des gestionnaires de l’eau (syndicats d’eau, SAGE) mais aussi du « tiers secteur » (associations de veille environnementale).






PRINCIPAUX RÉSULTATS

Parmi les principaux résultats, la recherche permet de prendre la mesure des enjeux techniques, politiques et économiques de la fermeture de captages. Elle met en avant les stratégies des gestionnaires face à cette situation. La tendance à l’échelle régionale est ainsi celle de la construction de grands réseaux interconnectés permettant de sécuriser la distribution d’eau.






Et pour ces acteurs (élus, techniciens publics, exploitants délégataires, services de l’Etat), le problème mis en avant est davantage celui de la quantité que de la qualité. En outre, la fermeture d’un captage s’inscrit dans des dynamiques temporelles différentes. A titre d’exemple, les processus de la reconquête de la qualité des eaux s’inscrivent sur un temps plus long que celui de la remédiation de l’approvisionnement. Ce temps contraste également avec les exigences réglementaires de résultats imposées par l’Etat. Ainsi, une fermeture peut avoir lieu alors même que des signes d’amélioration de la qualité de l’eau apparaissent. Enfin, cette notion de « qualité » est au coeur de nos préoccupations au sein de cette recherche. Les résultats mettent en évidence que les représentations de l’eau sont semblables quels que soient les acteurs, gestionnaires ou usagers. L’eau potable renvoie ainsi à une eau traitée, réglementée, contrôlée. L’eau de qualité apparaît plus naturelle, exempte de toutes traces de pollution et donc de traitement. Concernant l’eau polluée, l’aspect « dégradation du milieu naturel » ressort. De ces définitions découle l’évaluation que les enquêtés font pour juger de la qualité de l’eau. Au sein des deux populations, l’aspect sensoriel est mis en avant, et notamment au travers du « goût ». Au final, notre recherche donne des indications empiriques sur la manière dont sont conçus le petit cycle et le grand cycle de l’eau dans l’exercice des fonctions de gestion et dans le cadre des usages. L’entrée de notre recherche est plutôt le petit cycle de l’eau (production et distribution d’eau potable), mais d’une part la porte d’entrée de cette recherche est bien liée à l’application d’une réglementation visant à protéger le grand cycle de l’eau, d’autre part au cours de cette recherche la question de la qualité de la ressource est régulièrement apparue notamment au travers de la représentation des évolutions de qualités d’eau par différents acteurs.

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